L'Histoire d'Arlon depuis ses origines:

La Préhistoire:

Les premières traces humaines dans la région d'Arlon sont des silex taillés découverts dans le camp militaire de Lagland et permettent de confirmer la présences d'êtres humains au Paléolithique. Dans le Bois du Beynert, situé non loin d'Arlon, des traces de vie humaines datant du Mésolithique et de l'Age du fer ont été découvertes et attestent de la présence d'activité humaine à cet endroit.

L'Antiquité (-476) :

Les Celtes arrivent de l'Ouest et s'installent en Gaule et y prennent le nom de Gaulois. Ils développent leurs talents en mettalurgie, céramique, et verrerie. Les Gaulois batissaient leurs maison en bois et l'utilisation de l'écriture étant réservé aux druides, il ne nous reste que peu d'objets gaulois aujourd'hui. La seule trace gauloise à Arlon est une pièce de monnaie.

Jules César, décide de conquérir toute la Gaule dans le but de devenir empereur. La Guerre des Gaules commença en 58 et se finissa en 51 après Jésus Christ. Il écrasa toutes les tribus gauloises dont les Trévires qui vivaient sur un vaste territoire incluant la région d'Arlon. Après la conquète les Romains établissent la Paix Romaine Pax Romana.

Le vicus d'Orolaunum se développe à l'intersection des chaussées romaines Reims-Trêves et Tongres-Metz. Après les invasions des Barbares venus de l'Est vers la fin du 3ème siècle, les "arlonais" utilisent les pierres des monuments et constructions romaines pour servir à la construction de fortifications autour de la butte de la Knipchen.

Le Moyen Âge (476-1492):

Waleran Ier de Limbourg, Comte d'Arlon, décide de la construction du château fort des Comtes d'Arlon sur la butte de la Knipchen vers 1060. Ce château fut de nombreuses fois brulé, détruit et reconstruit.

Le village d'Autelbas, situé à quelques kilomètres d'Arlon, se développe aux environs du 9ème et 10ème siècle dans l'art de la céramique dans de la pâte fine de couleur orangée. Vers 1247 la Comtesse Ermesinde fonde l'Abbaye Cistercienne féminine de Clairefontaine qui sera battie par son fils Henri Le Blondel. C'est également vers cette période qu'est bâtit le château d'Autelbas.

À la fin de la seconde guerre de cent ans (1337-1453), une grande partie de la Belgique et les Pays Bas actuels passent aux mains des Ducs de Bourgogne. À la mort de Charles le Téméraire (1433-1477), les Pays-Bas bourguignons comprenant le Duché de Luxembourg (la région incluant Arlon) sont cédés aux Habsbourg.

Époque moderne antérieure (1492-1792):

Charles Quint, Duc de Habsbourg, lègue en 1555 les Dix-Sept Provinces à son fils Philippe II d'Espagne et qui se font dès lors appeler les Pays-Bas espagnols. Au cours du 16ème siècle, diverses guerres opposent la France, l'Espagne et les Provinces Unies.

En 1588, Le Duc François de Guise et ses troupes de retour de Thionville (France) pillent, démolissent et incendient la ville et ses remparts et près de la moitié de la ville est détruite dont notament le château des Comtes. Les moines Capucins arrivent à Arlon en 1621 et bâtissent leur couvent sur les ruines du château des Comtes et Marquis d'Arlon vers 1625 et ils dédient leur église au culte de Notre-Dame-d'Arlon en 1654 pour assurer leur protection contre la guerre. Vers 1681-1697, les troupes françaises bâtissent une enceinte bastionnée selon les plans de l'architecte militaire français Vauban.

Par le traité d'Utrecht de 1713 Les Pays-Bas du sud espagnols deviennent les Pays-Bas autrichiens.

En 1785, suite à un feu mal contrôlé dans le couvent des Carmes et à un vent fort, un grand incendie se déclare dans Arlon et détruit une grande partie de la ville dont 243 maisons et près de 2000 arlonais doivent être relogés. Suite aux conditions d'hygiène déplorables dans lesquelles les rescapés doivent vivre, une épidémie de fièvre putride se déclare durant l'hiver 1785-1786 et décime près de 200 habitants.

Époque moderne I (1792-1920):

Le 9 juin 1793, une bataille opposant près de 9000 soldats autrichiens à 12 000 soldats français se déroule dans le Sud d'Arlon, non loin du village de Weyler. Les combats durèrent près de 6 heures. Les troupes autrichiennes battues se replièrent vers Luxembourg et les troupes française victorieuses occupèrent et pillèrent la ville. Au mois d'Avril 1794, les Autrichiens revinrent avec 12 000 hommes mais ne purent rien faire face aux 20 000 combattants envoyé par le Comité de Salut Public (organe de gouvernement revolutionnaire français).

À la Revolution française de 1796, les Capucins sont chassés de leur couvent et celui-ci sert à héberger les pauvres et les infirmes.

Après la défaite de Napoléon à Waterloo en 1815, les Pays-Bas autrichiens sont rattachés au Royaume-Uni des Pays-Bas par le Congrès de Vienne. Vers 1820 Guillaume Ier d'Orange, bien que francophone, impose le néerlandais comme langue officielle sur tout son territoire. Ceci ainsi que l'hostilité de Guillaume Ier envers la religion catholique car les Pays-Bas étaient protestants, provoqua le mécontentement du peuple Belge

Époque moderne II (depuis 1920):

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